
Dans un centre technique municipal, une scène est fréquente.
Certains véhicules sortent presque tous les jours.
D’autres restent stationnés.
Parfois plusieurs jours.
Parfois plusieurs semaines entre deux utilisations.
Pourtant, lorsqu’un service exprime un nouveau besoin, la première réponse consiste souvent à chercher un véhicule supplémentaire.
Et si la première question devait plutôt être :
COMBIEN DE JOURS PAR AN UTILISONS-NOUS RÉELLEMENT CHACUN DE NOS UTILITAIRES ?
L’électrification des flottes offre une occasion intéressante de réaliser cet inventaire.
Car avant de choisir entre City Truck ASPP, Goupil, Ligier Professional, Alkè, Piaggio ou un utilitaire classique, il faudrait peut-être commencer par déterminer combien de véhicules la collectivité a réellement besoin de posséder.
UN VÉHICULE QUI NE ROULE PAS CONTINUE DE COÛTER
Un utilitaire stationné ne consomme pratiquement pas d’énergie.
Mais cela ne signifie pas qu’il ne coûte rien.
Il faut toujours financer ou amortir son achat.
L’assurer.
L’immatriculer.
L’entretenir.
Gérer ses pneumatiques.
Contrôler son état.
Organiser son stationnement.
Suivre son entretien administratif et technique.
Et lorsqu’un parc possède plusieurs véhicules peu utilisés, ces coûts se cumulent.
Le premier indicateur à regarder n’est donc pas nécessairement le kilométrage.
C’est aussi le nombre de jours pendant lesquels le véhicule est réellement utilisé.
5 000 KM PAR AN PEUVENT CACHER DEUX SITUATIONS TOTALEMENT DIFFÉRENTES
Prenons deux véhicules parcourant chacun 5 000 km par an.
Le premier sort 220 jours par an et réalise de petites tournées quotidiennes.
Le second sort 50 jours par an pour des missions plus longues.
Même kilométrage.
Mais utilisation complètement différente.
Le premier est probablement un outil quotidien essentiel.
Le second répond peut-être à une mission plus spécifique.
Cette différence devient importante au moment de renouveler une flotte.
LE TAUX D’UTILISATION EST FACILE À CALCULER
Prenons une base pédagogique de 220 jours ouvrés disponibles dans l’année.
Un véhicule utilisé 200 jours affiche un taux d’utilisation proche de 91 %.
Un véhicule utilisé 110 jours se situe autour de 50 %.
Un véhicule utilisé 44 jours tombe à environ 20 %.
Ces valeurs ne constituent évidemment pas des seuils universels.
Un véhicule de crise, d’astreinte ou destiné à une mission saisonnière peut être indispensable même s’il ne sort que rarement.
Mais pour les véhicules courants des services techniques, cette mesure peut révéler des marges d’optimisation importantes.
LE KILOMÉTRAGE N’EST DONC QU’UNE PARTIE DE L’HISTOIRE
Un petit utilitaire électrique peut effectuer peu de kilomètres tout en étant utilisé en permanence.
C’est particulièrement vrai pour :
Les espaces verts.
Les cimetières.
La maintenance des bâtiments.
La propreté.
Les petites interventions de voirie.
Les équipements sportifs.
Les tournées internes.
Le véhicule peut effectuer seulement 20 ou 30 km dans une journée.
Mais démarrer le matin, enchaîner plusieurs interventions et revenir au centre technique chaque soir.
Pour ce type de mission, une autonomie extrêmement élevée n’est pas nécessairement la priorité.
Le taux d’utilisation, le gabarit, la facilité de chargement et la polyvalence peuvent devenir beaucoup plus importants.
UNE COLLECTIVITÉ PEUT AVOIR ASSEZ DE VÉHICULES, MAIS PAS LES BONS
C’est probablement l’une des situations les plus intéressantes à analyser.
Imaginez un centre technique possédant dix utilitaires.
Deux sont presque toujours utilisés.
Trois fonctionnent régulièrement.
Cinq sortent occasionnellement.
Sur le papier, la collectivité possède dix véhicules.
Dans la réalité, les agents peuvent pourtant avoir l’impression de manquer de véhicules.
Pourquoi ?
Parce que les véhicules disponibles ne correspondent pas forcément aux missions du moment.
Un grand fourgon est libre alors que l’équipe a besoin d’une benne.
Un petit véhicule léger est disponible alors qu’il faut transporter 500 kg.
Une benne est immobilisée par un autre service.
Le problème n’est donc pas toujours le nombre de véhicules.
C’est parfois la composition de la flotte.
AVANT D’AJOUTER UN ONZIÈME VÉHICULE, IL FAUT ANALYSER LES DIX PREMIERS
Cette méthode peut sembler évidente.
Elle est pourtant extrêmement puissante.
Pour chaque véhicule, il suffit de relever :
Son kilométrage annuel.
Son nombre de jours d’utilisation.
Le service utilisateur.
Le nombre moyen d’agents transportés.
La charge habituelle.
La charge maximale réellement rencontrée.
La carrosserie.
Les équipements spécifiques.
Les périodes pendant lesquelles il reste inutilisé.
On commence alors à voir apparaître des familles de missions.
LE CITY TRUCK ASPP SE POSITIONNE SUR LES MISSIONS INTERMÉDIAIRES FRÉQUENTES
Le City Truck ASPP peut proposer jusqu’à 750 kg de charge utile selon configuration.
Sa largeur est de 1,49 m.
Sa longueur est d’environ 3,82 m.
Son rayon de braquage est d’environ 4 mètres.
Sa vitesse peut atteindre 71 km/h.
Son autonomie peut atteindre environ 220 km selon batterie et configuration.
Il existe notamment en versions Garden, Cargo, Van et Fresh.
Ce positionnement ne lui permet évidemment pas de remplacer tous les véhicules d’une flotte.
Et ce ne serait pas souhaitable.
Mais il peut correspondre à une famille de missions située entre les micro-utilitaires très légers et les petits camions capables de transporter une tonne ou davantage.
LA QUESTION N’EST PAS : “PEUT-IL TOUT FAIRE ?”
Aucun véhicule ne devrait être évalué ainsi.
La bonne question est :
“Combien de nos missions quotidiennes peut-il réaliser correctement ?”
Si la réponse est 20 %, il s’agit probablement d’un véhicule spécialisé.
Si elle atteint 60 ou 70 %, son rôle dans la flotte devient différent.
Il peut potentiellement être partagé entre plusieurs usages ou constituer une plateforme commune à plusieurs services.
Cette approche permet de raisonner sur l’utilisation réelle plutôt que sur la capacité maximale.
UN VÉHICULE SPÉCIALISÉ PEUT RESTER PARFAITEMENT JUSTIFIÉ
Optimiser une flotte ne signifie pas supprimer tous les véhicules peu utilisés.
Prenons un utilitaire 4x4 utilisé seulement quelques dizaines de jours par an.
Si ces journées correspondent à des interventions impossibles à réaliser avec les autres véhicules, il peut être indispensable.
Même logique pour :
Un véhicule frigorifique.
Une nacelle.
Un véhicule de dépannage.
Un équipement d’astreinte.
Un camion destiné à des charges très importantes.
La fréquence d’utilisation n’est donc jamais le seul critère.
Il faut la croiser avec la possibilité ou non de réaliser la mission autrement.
COMPARATIF FACTUEL : QUELLE PLACE DANS UNE FLOTTE ?
CITY TRUCK ASPP
Charge utile :
Jusqu’à 750 kg selon configuration.
Largeur :
1,49 m.
Longueur :
Environ 3,82 m.
Rayon de braquage :
Environ 4 mètres.
Vitesse :
Jusqu’à 71 km/h.
Autonomie :
Jusqu’à environ 220 km selon configuration.
Versions :
Garden, Cargo, Van, Fresh.
Place potentielle dans une flotte :
Missions intermédiaires et fréquentes nécessitant plusieurs centaines de kilogrammes de capacité dans un gabarit compact.
Point particulièrement intéressant :
La possibilité de couvrir plusieurs métiers autour d’une plateforme commune.
Point à vérifier :
Les missions dépassant régulièrement 750 kg nécessitent une autre catégorie de véhicule.
GOUPIL G4
Largeur :
Environ 1,20 m sur les configurations documentées.
Charge utile :
Variable selon carrosserie et homologation, avec des capacités importantes disponibles sur certaines versions.
Autonomie :
Près de 200 km sur certaines configurations équipées d’une batterie de 21 kWh.
Configurations :
Nombreuses adaptations professionnelles.
Place potentielle dans une flotte :
Missions municipales où la très forte compacité et les carrosseries métier sont prioritaires.
Avantage objectif :
Une largeur inférieure à celle du City Truck.
Point à vérifier :
La configuration exacte doit être étudiée car charge utile, autonomie et homologation varient selon version.
LIGIER PROFESSIONAL PULSE 4 LONG L7e PLATEAU 3 RIDELLES
Longueur :
3,356 m.
Charge utile :
308 kg pour cette configuration précise.
Autonomie :
Jusqu’à 161 km.
Batterie :
2 x 5,51 kWh.
Place potentielle dans une flotte :
Missions légères, déplacements de proximité et transport de petits équipements.
Avantage objectif :
Une solution compacte lorsque les charges restent faibles.
Point à vérifier :
La capacité disponible peut être insuffisante pour certains services techniques transportant régulièrement plusieurs centaines de kilogrammes.
ALKÈ ATX4
ATX 440S :
Charge utile :
Jusqu’à 1 600 kg.
Autonomie :
Jusqu’à 200 km.
Vitesse :
50 km/h.
Transmission :
2 roues motrices.
ATX 480S :
Charge utile :
Jusqu’à 1 520 kg.
Autonomie :
Jusqu’à 170 km.
Vitesse :
50 km/h.
Transmission :
4 roues motrices.
Place potentielle dans une flotte :
Missions lourdes, remorquage, sites difficiles et interventions nécessitant une véritable motricité 4x4 selon version.
Avantage objectif :
Capacité très supérieure au City Truck et disponibilité d’une transmission 4x4.
Point à vérifier :
Si ces performances ne sont utilisées que quelques jours par an, déterminer combien d’unités spécialisées sont réellement nécessaires dans la flotte.
PIAGGIO PORTER NPE
Charge utile :
Jusqu’à environ 1 050 kg sur châssis selon configuration.
Largeur de cabine :
1,64 m.
Vitesse :
90 km/h.
Batterie :
42 kWh LFP.
Autonomie :
Jusqu’à environ 250 km en cycle urbain annoncé.
Certaines charges utiles publiées selon carrosserie :
Environ 880 kg en plateau fixe.
Environ 790 kg en benne basculante.
Environ 730 kg en benne avec rehausses.
Place potentielle dans une flotte :
Missions nécessitant davantage de charge ou des déplacements routiers plus rapides.
Avantage objectif :
Capacité maximale et vitesse supérieures au City Truck.
Point à vérifier :
Combien de missions quotidiennes nécessitent réellement ces performances ?
LE COMPARATIF PERMET DE CONSTRUIRE UNE FLOTTE, PAS DE DÉSIGNER UN VAINQUEUR
Une collectivité pourrait parfaitement disposer simultanément de plusieurs catégories.
Quelques véhicules légers pour les petites tournées.
Des City Truck pour les missions intermédiaires quotidiennes.
Un ou plusieurs véhicules plus capacitaires lorsque les charges approchent ou dépassent une tonne.
Et éventuellement un véhicule spécialisé pour les travaux réellement difficiles.
Cette organisation peut être plus rationnelle que de dimensionner chaque véhicule pour la mission la plus exigeante de l’année.
UN TAUX D’UTILISATION ÉLEVÉ PEUT JUSTIFIER DAVANTAGE D’ATTENTION AU CONFORT
Un autre enseignement apparaît.
Plus un véhicule est utilisé, plus les détails quotidiens deviennent importants.
Accès à la cabine.
Visibilité.
Climatisation.
Chauffage.
Caméra de recul.
Facilité de manœuvre.
Chargement.
Déchargement.
Si un véhicule sort vingt jours par an, ces éléments restent importants.
S’il sort 220 jours, leur impact sur le travail des agents devient considérable.
Le niveau d’utilisation doit donc également influencer le niveau d’exigence du cahier des charges.
L’IMMOBILISATION D’UN VÉHICULE TRÈS UTILISÉ COÛTE PLUS CHER
Cette logique s’applique aussi au SAV.
Un véhicule utilisé deux fois par mois peut parfois attendre quelques jours une pièce sans désorganiser complètement un service.
Un véhicule utilisé quotidiennement pose un problème très différent.
S’il s’arrête, il faut :
Trouver un véhicule de remplacement.
Réorganiser les équipes.
Reporter certaines interventions.
Transférer le matériel.
Ou immobiliser des agents.
Plus le taux d’utilisation est élevé, plus la disponibilité des pièces et l’organisation du service après-vente deviennent importantes.
À SAINT-RÉMY-DE-PROVENCE, UNE PETITE FLOTTE PEUT ÊTRE ANALYSÉE VÉHICULE PAR VÉHICULE
À Saint-Rémy-de-Provence, une collectivité peut facilement commencer par identifier les utilitaires sortant presque quotidiennement et ceux utilisés beaucoup plus ponctuellement.
L’objectif n’est pas nécessairement de réduire immédiatement le parc.
Il s’agit d’abord de comprendre sa véritable utilisation.
À BEAUCAIRE, LA MUTUALISATION PEUT ÊTRE TESTÉE ENTRE PLUSIEURS SERVICES
À Beaucaire, un véhicule intermédiaire pourrait être essayé successivement par les espaces verts, la voirie et la maintenance.
Si plusieurs équipes peuvent l’utiliser sans compromis important, son taux d’utilisation potentiel devient beaucoup plus élevé.
À VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE, LE KILOMÉTRAGE PEUT ÊTRE TROMPEUR
À Villefranche-de-Rouergue, une tournée technique quotidienne peut représenter peu de kilomètres tout en mobilisant un véhicule presque toute l’année.
Regarder uniquement le compteur kilométrique conduirait alors à sous-estimer son importance réelle.
À PRIVAS, LE RELIEF PEUT JUSTIFIER DE CONSERVER DES VÉHICULES PLUS SPÉCIFIQUES
À Privas, certaines missions peuvent nécessiter des capacités différentes de celles d’un véhicule utilisé en environnement urbain plat.
L’analyse du taux d’utilisation ne doit donc jamais faire oublier les conditions réelles de travail.
Un véhicule spécialisé peu utilisé peut rester indispensable.
À VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE, LE RENOUVELLEMENT PEUT DEVENIR L’OCCASION DE REDESSINER LA FLOTTE
À Villefranche-sur-Saône, comme dans toute collectivité disposant de plusieurs services techniques, remplacer un véhicule en fin de vie peut être l’occasion de regarder l’ensemble du parc.
Peut-être faut-il réellement remplacer le véhicule à l’identique.
Mais peut-être existe-t-il une configuration capable d’être utilisée davantage par plusieurs équipes.
LE TEST DES 30 JOURS
Avant un prochain renouvellement, une collectivité peut mener une étude très simple pendant un mois.
Pour chaque véhicule, noter quotidiennement :
Utilisé ou non.
Service utilisateur.
Kilomètres parcourus.
Nombre d’agents.
Mission principale.
Charge approximative.
Équipement utilisé.
Difficultés rencontrées.
Après seulement 30 jours, une première photographie du parc apparaît.
Certains véhicules seront sollicités presque quotidiennement.
D’autres beaucoup moins.
Et surtout, on commencera à comprendre pourquoi.
LES 7 QUESTIONS À POSER AVANT D’AJOUTER UN VÉHICULE À UNE FLOTTE
Combien de jours par an nos véhicules actuels sont-ils réellement utilisés ?
Quels véhicules dépassent 70 ou 80 % d’utilisation ?
Quels véhicules restent régulièrement disponibles ?
Les véhicules disponibles peuvent-ils accomplir les missions demandées ?
Plusieurs services pourraient-ils partager une même plateforme ?
Quelles missions nécessitent réellement un véhicule spécialisé ?
Avons-nous besoin d’un véhicule supplémentaire ou d’une flotte mieux dimensionnée ?
LA BONNE FLOTTE N’EST PAS FORCÉMENT LA PLUS GRANDE
Une collectivité n’a aucun intérêt à posséder le moins de véhicules possible si les agents doivent attendre qu’un utilitaire soit disponible.
Mais elle n’a pas davantage intérêt à immobiliser du capital dans des véhicules rarement utilisés sans raison opérationnelle.
Le bon dimensionnement se trouve entre ces deux situations.
Il faut suffisamment de véhicules pour assurer les missions.
Mais surtout les bons véhicules.
CONCLUSION
Avant d’acheter un nouvel utilitaire électrique, une collectivité devrait peut-être commencer par observer ceux qu’elle possède déjà.
Pas uniquement leur kilométrage.
Leur utilisation réelle.
Un Ligier Pulse 4 peut être parfaitement adapté à certaines tournées légères.
Un Goupil G4 peut être particulièrement pertinent lorsque la faible largeur est essentielle.
Le City Truck ASPP peut trouver sa place dans les missions intermédiaires quotidiennes grâce à un compromis entre jusqu’à 750 kg de charge utile selon configuration, 1,49 m de largeur, environ 4 mètres de rayon de braquage et jusqu’à 71 km/h.
Le Piaggio Porter NPE apporte davantage de capacité et de performances routières.
L’Alkè ATX4 devient beaucoup plus pertinent lorsque les missions nécessitent de fortes charges, du remorquage ou quatre roues motrices.
Le but n’est donc pas de remplacer tous les véhicules par le même modèle.
Il est de construire une flotte dans laquelle chaque catégorie correspond à une fréquence et à un niveau de mission.
Avant d’ajouter un véhicule supplémentaire au centre technique, une question mérite donc d’être posée :
« AVONS-NOUS RÉELLEMENT BESOIN D’UN VÉHICULE DE PLUS, OU AVONS-NOUS BESOIN DE MIEUX UTILISER CEUX QUE NOUS POSSÉDONS ? »
CITY TRUCK ASPP
Le petit utilitaire électrique professionnel pour les collectivités, les services techniques et les entreprises.
Garden – Cargo – Van – Fresh
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