
Lorsqu’une collectivité choisit un utilitaire électrique, le rayon de braquage apparaît rarement parmi les premiers critères.
On regarde d’abord :
L’autonomie.
La batterie.
La charge utile.
La vitesse.
Le prix.
Puis parfois seulement les dimensions.
Pourtant, dans la réalité quotidienne des services techniques, la capacité d’un véhicule à tourner court peut influencer directement le temps passé à manœuvrer, l’accès aux chantiers et même la fatigue des agents.
Dans une rue étroite, un cimetière, un parc, une cour d’école, autour d’un gymnase ou dans une zone technique, le problème n’est pas toujours de savoir si le véhicule peut parcourir 200 kilomètres.
Le problème peut être beaucoup plus simple :
PEUT-IL TOURNER, FAIRE DEMI-TOUR ET SE POSITIONNER FACILEMENT LÀ OÙ LES AGENTS DOIVENT TRAVAILLER ?
UN VÉHICULE PEUT ÊTRE COMPACT ET RESTER DIFFICILE À MANŒUVRER
La longueur et la largeur ne racontent pas toute l’histoire.
Deux véhicules de dimensions relativement proches peuvent avoir des comportements très différents lorsqu’il faut :
Entrer dans une allée.
Contourner un bâtiment.
Faire demi-tour.
Se positionner devant un portail.
Approcher une benne du lieu de chargement.
Reculer dans un espace limité.
Le rayon de braquage dépend notamment de l’architecture du véhicule, de son empattement et de l’angle de braquage des roues.
C’est pourquoi une fiche technique qui indique uniquement la longueur et la largeur ne permet pas toujours de savoir si le véhicule sera réellement agile.
ENVIRON 4 MÈTRES DE RAYON DE BRAQUAGE POUR LE CITY TRUCK ASPP
Le City Truck ASPP affiche un rayon de braquage d’environ 4 mètres.
Il mesure 1,49 m de largeur.
Sa longueur est d’environ 3,82 m.
Sa charge utile peut atteindre 750 kg selon configuration.
Et sa vitesse maximale peut atteindre 71 km/h.
Pris séparément, aucun de ces chiffres ne suffit à définir le véhicule.
C’est leur combinaison qui devient intéressante.
Le City Truck cherche à conserver une vraie capacité professionnelle tout en restant suffisamment compact et maniable pour travailler dans des espaces où un utilitaire conventionnel peut rapidement devenir encombrant.
UNE MANŒUVRE SUPPLÉMENTAIRE SEMBLE ANODINE
Prenons un exemple.
Un agent arrive devant un espace technique.
Avec un véhicule très maniable, il se positionne directement.
Avec un autre, il doit avancer.
Reculer.
Corriger.
Reculer encore.
Cela représente peut-être 45 secondes.
Pris une seule fois, ce n’est rien.
Mais si le véhicule effectue 15 arrêts dans la journée, la situation se répète.
45 secondes multipliées par 15 représentent déjà plus de 11 minutes.
Avec deux agents à bord, plus de 22 minutes de travail cumulées peuvent être concernées.
Sur 200 journées d’utilisation, nous arrivons à plus de 74 heures de travail cumulées.
Il ne s’agit évidemment que d’une simulation.
Mais elle montre pourquoi la maniabilité peut avoir une valeur économique.
LE RAYON DE BRAQUAGE NE SERT PAS UNIQUEMENT À GAGNER DU TEMPS
Il peut également influencer le confort d’utilisation.
Multiplier les manœuvres demande davantage de concentration.
Particulièrement :
Dans les lieux fréquentés par des piétons.
À proximité des écoles.
Dans les cimetières.
Sur les marchés.
Dans les zones où les agents travaillent autour du véhicule.
Un utilitaire facile à positionner peut donc améliorer le confort quotidien des utilisateurs.
La sécurité ne dépend évidemment jamais uniquement du rayon de braquage.
Mais une manœuvre qui n’a pas besoin d’être réalisée supprime mécaniquement une situation supplémentaire à gérer.
LE CIMETIÈRE EST PROBABLEMENT L’UN DES MEILLEURS TESTS
Les cimetières cumulent plusieurs contraintes.
Allées étroites.
Virages serrés.
Espaces de retournement limités.
Piétons.
Mobilier.
Zones végétalisées.
Un véhicule peut parfaitement entrer dans une allée droite mais rencontrer des difficultés au premier virage.
C’est précisément pourquoi il faut regarder simultanément :
La largeur.
La longueur.
Le rayon de braquage.
Et le chargement nécessaire.
Un véhicule extrêmement étroit mais incapable de transporter suffisamment de matériel peut obliger l’équipe à multiplier les voyages.
Un véhicule capable de transporter énormément mais difficile à manœuvrer peut rester à l’extérieur.
Le bon utilitaire se situe entre ces deux extrêmes.
LE GOUPIL G4 : UN GABARIT PARTICULIÈREMENT ÉTROIT
Goupil met historiquement en avant la maniabilité de ses véhicules et leurs dimensions compactes.
Le G4 a notamment été présenté avec seulement 1,20 m de largeur.
Le constructeur souligne également son faible empattement et son rayon de braquage étroit pour les environnements logistiques ou industriels. Goupil documente par ailleurs des charges utiles très différentes selon configuration : un G4 plateau fixe a par exemple été présenté avec 964 kg de charge utile, tandis qu’un fourgon G4 documenté affichait 751 kg et 3 m3 de volume utile. (Goupil)
Cela montre une nouvelle fois pourquoi il faut comparer les versions exactes.
Pour un accès extrêmement contraint, les 1,20 m annoncés pour le G4 constituent un véritable avantage.
Mais une collectivité doit ensuite regarder la configuration complète et son adéquation avec la mission.
LE LIGIER PULSE 4 : UNE APPROCHE ENCORE PLUS ORIENTÉE VERS LES MISSIONS LÉGÈRES
Le Ligier Professional Pulse 4 existe dans plusieurs longueurs et carrosseries.
La version courte mesure seulement 2,60 m de longueur.
Sur la version plateau trois ridelles courte actuellement présentée, Ligier annonce 201 kg de charge utile et jusqu’à 161 km d’autonomie.
La version Long L7e plateau trois ridelles mesure 3,356 m et annonce 308 kg de charge utile. (Ligier Professional France)
Pour une équipe transportant peu de matériel, cette compacité peut constituer un réel avantage.
Mais dès que les charges dépassent régulièrement 300 kg, il faut évidemment comparer une autre catégorie de véhicule.
Le City Truck ASPP, avec jusqu’à 750 kg selon configuration, accepte davantage de charge tout en restant dans un gabarit compact.
ALKÈ : QUAND LA CAPACITÉ DE TRAVAIL PASSE AVANT LA COMPACITÉ EXTRÊME
Les véhicules Alkè ATX4 répondent à une philosophie beaucoup plus lourde.
L’ATX 440S peut atteindre environ 1 600 kg de capacité de charge avec jusqu’à 200 km d’autonomie et une vitesse annoncée de 50 km/h.
L’ATX 480S peut atteindre environ 1 520 kg et dispose de quatre roues motrices.
Le constructeur propose donc des capacités sans comparaison avec les petits utilitaires légers.
Pour des travaux lourds, du remorquage ou des terrains exigeants, ces caractéristiques peuvent être décisives.
Mais plus la mission devient lourde, moins il est pertinent de comparer uniquement le véhicule sur sa capacité à se faufiler entre deux obstacles.
Le besoin doit toujours décider.
LE PIAGGIO PORTER NPE : PLUS ROUTIER, MAIS TOUJOURS COMPACT POUR SA CATÉGORIE
Le Piaggio Porter NPE adopte encore une autre philosophie.
Piaggio annonce jusqu’à environ 1 050 kg de charge utile, 90 km/h et jusqu’à 250 km d’autonomie en cycle urbain.
Sa cabine mesure 1,64 m de largeur.
Les versions carrossées proposées directement par le constructeur affichent notamment 880 kg de charge utile en plateau fixe, 790 kg en benne basculante et 730 kg avec benne et rehausses. (Piaggio Group Presse)
Pour un petit camion électrique capable de réaliser davantage de route, ces valeurs sont très intéressantes.
Mais il reste 15 cm plus large au niveau de la cabine qu’un City Truck de 1,49 m.
Dans certains environnements, cela ne changera absolument rien.
Dans d’autres, ces 15 cm peuvent modifier l’accès.
Encore une fois, la fiche technique n’a de valeur que lorsqu’elle est confrontée au terrain.
COMPARATIF FACTUEL : QUELLE PHILOSOPHIE DE MANIABILITÉ ?
CITY TRUCK ASPP
Longueur :
Environ 3,82 m.
Largeur :
1,49 m.
Rayon de braquage :
Environ 4 mètres.
Charge utile :
Jusqu’à 750 kg selon configuration.
Vitesse maximale :
Jusqu’à 71 km/h.
Autonomie annoncée :
Jusqu’à 220 km selon configuration.
Versions :
Garden, Cargo, Van, Fresh.
Point particulièrement intéressant :
Associer une charge utile professionnelle intermédiaire à un gabarit compact et à un rayon de braquage réduit.
Point à vérifier :
Tester la version exacte dans les accès les plus difficiles de la collectivité.
GOUPIL G4
Largeur documentée :
Environ 1,20 m.
Charge utile :
Variable selon configuration. Des exemples officiels documentés vont notamment de 700 à 964 kg sur certains plateaux, avec 751 kg pour un fourgon G4 de 3 m3. (Goupil)
Autonomie :
Jusqu’à près de 200 km sur certaines configurations de la gamme. (Goupil)
Point particulièrement intéressant :
La très faible largeur et une architecture historiquement pensée pour les manœuvres dans des espaces contraints.
Point à vérifier :
Caractéristiques exactes de la version, de la batterie et de l’homologation choisies.
LIGIER PROFESSIONAL PULSE 4
Version courte plateau trois ridelles :
Longueur :
2,60 m.
Charge utile :
201 kg.
Autonomie :
Jusqu’à 161 km.
Version Long L7e plateau trois ridelles :
Longueur :
3,356 m.
Charge utile :
308 kg.
Autonomie :
Jusqu’à 161 km. (Ligier Professional France)
Point particulièrement intéressant :
Une compacité forte pour les missions légères.
Point à vérifier :
La capacité de charge requise pendant une journée complète.
ALKÈ ATX4
ATX 440S :
Charge utile :
Jusqu’à environ 1 600 kg.
Autonomie :
Jusqu’à 200 km.
Vitesse :
50 km/h.
Transmission :
2 roues motrices.
ATX 480S :
Charge utile :
Jusqu’à environ 1 520 kg.
Autonomie :
Jusqu’à 170 km.
Transmission :
4 roues motrices.
Point particulièrement intéressant :
Les missions lourdes, le remorquage et les usages nécessitant de véritables capacités tout-terrain.
Point à vérifier :
Ne pas acheter des capacités très supérieures aux besoins réels si le gabarit et l’accès sont prioritaires.
PIAGGIO PORTER NPE
Largeur de cabine :
1,64 m.
Charge utile châssis :
Jusqu’à environ 1 050 kg.
Charge utile des versions carrossées annoncées :
880 kg sur plateau fixe.
790 kg sur benne basculante.
730 kg avec benne et rehausses.
Vitesse maximale :
90 km/h.
Autonomie :
Jusqu’à 250 km en cycle urbain.
Batterie :
42 kWh LFP. (Piaggio Group Presse)
Point particulièrement intéressant :
Un compromis entre gabarit encore compact pour un petit camion, forte capacité et vraies performances routières.
Point à vérifier :
Les besoins d’accès par rapport à sa largeur et à son architecture plus routière.
LA MANIABILITÉ NE PEUT PAS ÊTRE JUGÉE UNIQUEMENT SUR INTERNET
C’est probablement le point le plus important.
Un rayon de braquage constitue une donnée intéressante.
Mais il ne suffit pas.
Une collectivité doit faire entrer le véhicule dans ses vrais espaces.
Passer le portail.
Prendre le virage.
Faire demi-tour.
Stationner.
Reculer.
Charger.
Décharger.
Et surtout effectuer ces opérations avec la carrosserie et le chargement réellement prévus.
Un Garden chargé n’est pas utilisé exactement comme un Van.
Un véhicule équipé d’une cuve ou d’un caisson doit être testé dans cette configuration.
À DRAGUIGNAN, LES INTERVENTIONS MULTIPLES PEUVENT DONNER UNE VALEUR PARTICULIÈRE AUX MANŒUVRES COURTES
À Draguignan, une équipe des services techniques peut enchaîner plusieurs interventions dans différents secteurs.
Quelques secondes gagnées lors de chaque positionnement semblent insignifiantes.
Mais lorsque le véhicule effectue de nombreux arrêts dans la journée, ces secondes peuvent devenir des minutes puis des heures sur une année.
À SÈTE, LA LARGEUR ET LE RAYON DE BRAQUAGE DOIVENT ÊTRE OBSERVÉS ENSEMBLE
À Sète, certains environnements urbains peuvent rendre particulièrement intéressants les véhicules compacts.
Mais une faible largeur ne garantit pas à elle seule une bonne facilité de manœuvre.
Il faut regarder l’espace dont le véhicule a réellement besoin pour tourner et se positionner.
C’est précisément là que l’essai terrain prend tout son sens.
À MOISSAC, LES SERVICES ESPACES VERTS PEUVENT AUSSI AVOIR BESOIN DE CAPACITÉ
À Moissac, un véhicule très agile peut parfaitement répondre aux contraintes d’accès des espaces verts.
Mais il doit également transporter les outils et les déchets issus de l’entretien.
Avec jusqu’à 750 kg selon configuration et la possibilité d’équiper le Garden de rehausses pour augmenter le volume destiné aux matières légères, le compromis entre accès et capacité peut devenir déterminant.
À FORCALQUIER, LE RELIEF RAPPELLE QUE LA MANIABILITÉ DOIT ÊTRE TESTÉE EN CHARGE
À Forcalquier, les différences de pente et les accès techniques peuvent modifier la perception d’un véhicule.
Il faut donc le tester avec plusieurs centaines de kilogrammes lorsque cela correspond au futur usage.
Le comportement en manœuvre, en démarrage et en freinage compte autant que les dimensions annoncées.
À CARCASSONNE, APPROCHER LE LIEU D’INTERVENTION PEUT ÉVITER DE LA MANUTENTION
À Carcassonne, une équipe intervenant dans des secteurs contraints peut avoir intérêt à utiliser un véhicule suffisamment compact pour s’approcher réellement du chantier.
Chaque distance évitée à pied signifie moins de matériel porté par les agents.
La maniabilité devient alors une donnée de productivité, pas simplement de confort.
ALBERTVILLE : FAIRE LES MANŒUVRES AVANT DE SIGNER LE BON DE COMMANDE
L’expérience de la Ville d’Albertville reste particulièrement intéressante.
Le City Truck ASPP a été soumis à une phase d’essais exigeante avec les utilisateurs avant d’être retenu.
Deux unités ont ensuite été livrées à la Ville en 2026.
Cette méthode est particulièrement pertinente lorsqu’on parle de maniabilité.
Un agent comprend en quelques minutes ce qu’un tableau technique peine parfois à montrer.
Le véhicule passe-t-il ?
Tourne-t-il correctement ?
Est-il facile à placer ?
Peut-on charger le matériel ?
Est-il agréable à utiliser pendant une tournée ?
La CCI Nice Côte d’Azur a également relayé l’adoption du City Truck par Albertville dans son portrait consacré à ASPP Technologies.
Les chiffres permettent donc de préparer la sélection.
Le terrain doit terminer le travail.
FAITES LE TEST DU DEMI-TOUR
Il existe un exercice extrêmement simple avant de choisir un petit utilitaire électrique.
Sélectionnez cinq endroits parmi les plus difficiles de la commune.
Un cimetière.
Une cour technique.
Un parc.
Un équipement public.
Une rue ou un passage régulièrement utilisé.
Puis demandez à chaque véhicule candidat d’effectuer exactement la même opération :
Entrer.
Se positionner.
Charger ou décharger.
Faire demi-tour.
Repartir.
Chronométrez.
Comptez les manœuvres.
Faites conduire les agents.
Vous obtiendrez une information qu’aucune brochure ne pourra totalement remplacer.
LES 5 QUESTIONS À POSER À VOTRE FUTUR FOURNISSEUR
Quel est le rayon de braquage réel du véhicule ?
Pouvons-nous tester le véhicule dans nos accès les plus difficiles ?
Le rayon de braquage reste-t-il adapté avec la carrosserie envisagée et notre chargement habituel ?
Quelle charge utile conserve précisément la version que nous allons acheter ?
Pouvons-nous comparer plusieurs véhicules sur le même parcours et avec les mêmes agents ?
CONCLUSION
Un utilitaire professionnel passe une partie importante de sa vie à faible vitesse.
Il entre.
Il sort.
Il tourne.
Il se gare.
Il recule.
Il approche un chantier.
Il repart.
C’est pourquoi la performance d’un petit utilitaire électrique ne devrait pas être jugée uniquement sur le nombre de kilomètres qu’il peut parcourir.
Le Goupil peut disposer d’un avantage très important lorsque la largeur minimale est prioritaire.
Le Ligier Pulse 4 offre des configurations très compactes pour les missions légères.
L’Alkè ATX4 apporte des capacités très supérieures pour les travaux lourds.
Le Piaggio Porter NPE associe autour d’une tonne de capacité à des performances routières élevées. (Piaggio Group Presse)
Le City Truck ASPP cherche un équilibre différent :
1,49 m de largeur.
Environ 3,82 m de longueur.
Environ 4 mètres de rayon de braquage.
Jusqu’à 750 kg de charge utile selon configuration.
Jusqu’à 71 km/h.
Garden, Cargo, Van et Fresh.
Pour certaines collectivités, la prochaine question à ajouter au cahier des charges pourrait donc être très simple :
« COMBIEN DE MANŒUVRES NOS AGENTS DEVRONT-ILS FAIRE CHAQUE JOUR AVEC CE VÉHICULE ? »
CITY TRUCK ASPP
Le petit utilitaire électrique professionnel pour les collectivités, les services techniques et les entreprises.
Pour découvrir les différentes configurations ou organiser un essai avec vos agents :